Le divorce est l’institution juridique qui permet la dissolution ou la cessation des effets civils du mariage lorsque la communion spirituelle et matérielle de la vie a échoué entre les époux. On parle de dissolution si elle a été contractée avec un mariage civil, la cessation des effets civils si un mariage concordant a été célébré. Même la procédure de divorce à Longueuil peut suivre deux voies alternatives, selon qu’il y a ou non un consensus entre les conjoints. Il y a le divorce commun, lorsqu’il existe un accord entre les époux sur toutes les conditions à adopter. Dans ce cas, l’appel est présenté conjointement par les deux conjoints. Et il y a le divorce judiciaire, lorsqu’il n’y a pas d’accord sur les conditions. Dans ce cas, l’appel peut être présenté même par un seul conjoint. Le divorce diffère de la séparation légale car, avec ce dernier, les époux ne mettent pas définitivement fin à la relation conjugale, mais suspendent leurs effets en attendant une réconciliation ou une ordonnance de divorce.

Les causes qui permettent aux conjoints de divorcer sont strictement énumérées selon la loi et se réfèrent principalement aux cas dans lesquels l’un des conjoints a tenté la vie ou la santé de l’autre conjoint ou de la progéniture, ou a commis des infractions spécifiques contraires à la morale de la famille. La cause statistiquement dominante qui conduit au divorce à Longueuil est la séparation légale des conjoints qui s’est prolongée de façon continue pendant une période de temps. Le terme court de la première audience de comparution des époux devant le tribunal dans la procédure de séparation personnelle, même lorsque le jugement contentieux est devenu consensuel. Pour le début du mandat, le temps que les conjoints ont passé en séparation de fait ne s’applique pas, c’est-à-dire sans demander une disposition d’homologation à la Cour.

Au cours des dernières années, la famille a été l’un des théâtres les plus dramatiques au centre des transformations économiques, sociales et culturelles qui traversent les sociétés. C’est sans doute aussi un lieu de contestation symbolique dans l’arène politique, dans laquelle même des visions sévères qui luttent pour se mesurer à la complexité de ce qu’on appelle la famille. D’une part, une culture un peu réductionniste qui tente de sauvegarder l’idée de droit de la famille à Longueuil comme une unité naturelle fondée sur des valeurs fortes mais rigides, de l’autre une culture progressiste qui semble incapable de proposer une conception familiale contemporaine. De l’impasse qui considère la famille, alternativement, comme un lieu surchargé de symboles, de l’autre comme un espace vide.

Le droit de la famille à Longueuil est maintenant gravement menacé à bien des égards et presque partout. Les fragilités internes anciennes et nouvelles se combinent avec les attaques de l’extérieur: la pauvreté, les mouvements migratoires, l’insécurité de l’emploi, la persécution religieuse rendent la vie de famille particulièrement difficile. C’est pour cette raison qu’on trouve plusieurs couples devant les tribunaux optant pour le divorce.